Vie 464

[SylVie Rimlinger]

A propos

Je m’intéresse à la matière en tant que particules en mouvement dans un champ d’information continue. Si l’univers est infini, notre planète, elle, ne l’est pas. Percevoir l’infini à partir d’un monde clos lancé dans une expansion prétendument infinie est le défi que je tente de relever.

La question qui sous-tend tout mon travail est : «Comment réagencer le Monde sans laisser aucun élément de côté ».

Tout langage est un alphabet de symboles dont l’exercice suppose un passé que les interlocuteurs partagent.

Jorge Luis Borges

Ma démarche plastique sous-tend ma démarche artistique d’écrivain, à moins que ce ne soit l’inverse.

Principalement collagiste à l’ancienne, avec des ciseaux et du papier, je pratique aussi le dessin et la peinture, et plus récemment, le tissage/tressage.

Formée aux bases académiques des arts plastiques en atelier, je les ai laissées tomber pour tracer mon chemin singulier.

Je suis tellement vrai que je ne puis échapper à moi-même. Je m’organise. Je suis celui qui m’organise ainsi, disposant autrement les mêmes matériaux.

Eugène Ionesco

Mes collages sont des destructuration/restructuration d’images ou de systèmes (Châteaux de cartes).

En peinture, pas de figuratif, mais une recherche de formes basiques tendant à la figuration (Elémentaux), ou l’exploration de la vibration du vivant (Sphaignes).

Il n’y a pas de pire agonie que de garder en soi une histoire jamais racontée.

Maya Angelou

Tissage et tressage : chaque tableau raconte une histoire, autour de symboles intimes que je suis la seule à pouvoir expliciter.

Fortement influencée par les écrivains, j’essaie, autant que possible, de me dégager des références plastiques.

Je suis arrivée assez tard à la peinture (en 2012) après de nombreux détours.

En 2017, j’ai rejoint le collectif Fil Rouge pour ne plus me cantonner dans les plaisirs solitaires.

Récemment, je m’essaie au tressage de papier.

Parmi différents projets en cours, CHÂTEAUX DE CARTES tient une place à part.

Je m’y emploie depuis 2015. J’ai choisi pour représenter Le Monde le jeu de 52 cartes, connu et utilisé par des milliards d’humains, et je joue avec seulement deux règles :

  • Utiliser la totalité des parties imprimées d’un jeu par tableau,
  • Support papier format raisin.

Je décompose chaque jeu en autant d’éléments que j’assemble ensuite pour donner naissance à des tableaux. Ce faisant, une histoire se bâtit et donne un axe à la création. Dès lors, tableaux et textes se répondent et se nourrissent mutuellement dans un processus de création jubilatoire.

Le jeu de 52 cartes est une totalité, un système. Un petit monde clos sur lui-même, que l’on ne remet pas en question. Doté d’une forte charge symbolique, il est lié au temps, à l’alchimie, aux arts divinatoires… et aux longues après-midi pluvieuses de notre enfance, aussi bien qu’à des moments forts entre amis.

Il contient, entre autres, un calendrier lunaire, immuable.

52 cartes pour les 52 semaines de l’année. 4 couleurs pour les 4 saisons. 13 figures par couleur pour les 13 lunes. En additionnant la valeur nominale des cartes, on obtient 364. Plus un joker, 365 jours. Plus le second joker, et c’est l’année bissextile…

Mon projet est de déstructurer ce monde pour le réinventer autrement, sans rien abandonner sur le bord du chemin. Ni rien, ni personne.

A chaque nouvelle proposition, la totalité du jeu est bien là, mais sous une autre forme. Les cartes que nous avons l’habitude d’identifier automatiquement, sans avoir besoin d’y réfléchir, sont présentes. Pourtant, fractionnées, elles disparaissent pour donner le jour à autre chose.

MAFAMI

Je m’appuie sur des captures d’écrans réalisées avec Google Earth des lieux où j’ai vécu depuis mon enfance, ainsi que sur des photos de famille, pour explorer les traces résiduelles de mes souvenirs familiaux et reconstituer une cartographie personnelle. Peinture sur toile, tissage, texte.

Dans la même dynamique, je constitue une galerie de portraits très personnelle comprenant des membres de ma famille, des amis, mais aussi des écrivains, peintres, cinéastes qui ont fortement marqué mon parcours. Dessin sur papier et collages.

SPHAIGNE

Pour Sphaignes, je m’appuie sur des représentations tirées de livres d’art et de revues « quelconques » pour tenter de reconnecter l’imaginaire au réel.

ELEMENTAUX

Ce projet abstrait procède de la peinture automatique – au sens d’écriture automatique, avec pour objet de déceler la présence du vivant dans le chaos des formes.

Expositions personnelles

Lespas Culturel Leconte de Lisle – Saint-Paul – Du 15 décembre 2021 au 15 février 2022

Atelier Aurellll Art – Etang Salé les Hauts – Du 1er au 31 octobre 2019

Ancien Hôtel de Ville – Saint-Denis – Du 3 au 28 septembre 2018

Fourmi Rouge – boutique galerie – Piton Saint-Leu – Du 29 juin au 14 juillet 2018

ESPE (Ecole Supérieure de Pédagogie et d’Enseignement-Saint-Denis) – Février 2018

CHU de Saint-Pierre Hall cancérologie – Du 17 juillet au13 août 2017

CHU de Saint-Pierre Hall central – Du 27 mars au 23 avril 2017

La Cerise Café culturel à Saint-Paul – Février 2017

La Villa Rivière à Saint-Paul – Septembre 2016

Expositions collectives

Galerie du 59Rivoli – Paris – Avec le Collectif Fil Rouge – 15 au 29 novembre 2021

Lespas Culturel Leconte de Lisle – Saint-Paul – Du 15 novembre au 15 décembre 2021

Bibliothèque universitaire du Tampon – Taretra Mena – Avec le collectif Fil Rouge – Septembre 2019

Is’art Galerie – Tananarive – Avec Christiane Fath et Félix Duclassan – Mai 2019

Alliance française de Mahajunga – Avec le Collectif Fil rouge – Mai 2019

Boutik de la Cité des Arts de Saint-Denis – Avec le Collectif Fil Rouge – Avril 2018

Art Aktuel – D2 Le Port – Du 16 au 24 juin 2017

Rencontres Alternatives de Saint-Leu avec Gilles Dumur photographe – Septembre 2016

Biennale de l’Art à L’Eperon – Mai 2016

SylVie Rimlinger

Vie 464

Siret 385 408 752 00033 – Ape 9003A